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Éclisses

 

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Les mots nous disent.
Le silence nous prononce.

 

...

 

Musiques et danses

 

 

 

Échos

 

 

 

 

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Ce matin, les oiseaux migrateurs défaisaient à peine leurs valises, les plantes bâillaient tout juste un bourgeon engourdi que les valseuses blanches sont arrivées, virevoltant avec une insouciance effrontée. Un pépiement consterné... puis tout s'est tu. 

Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 22:17

Par WLouve - Publié dans : Les rêves de l'iguane - Écrire un commentaire... - Voir les 0 commentaires

Parce que c'est bleu et que bleu c'est flèche de ciel, c'est toi disloqué de lumière, les pupilles dilatées par l'appétit de suivre encore et encore ces gerbes vivantes de dire, ce besoin de lire les retranscriptions des marées intérieures, les remous qui subsistent et tremblent après l'agonie. Comme sur les routes d’été les réverbérations de l’eau là où il n’y a plus d’eau, ce qui s'affaisse lentement dans les bas-fonds, déchiré de l'étrave à l'étambot, et qui rejaillit pourtant, en s'ébrouant dans l'écume d'une lame de fond.

 

Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 06:12

Par WLouve - Publié dans : Les rêves de l'iguane - Écrire un commentaire... - Voir les 1 commentaires

 

 

Fossilisée dans la nuit crayeuse, suspendue dans les remous vernaculaires, magma où elle se reforme atome par atome, la lune d'hiver feule et dans le halo de sa prunelle féline je vois la lune rouge - lune festive des moissons - qui viendra mais pour l'instant, il neige sur mon bureau et le jour crépusculaire qui se lève rétracte le monde dans les milliers de lames d'un cristal brûlant.  

 

 

 

 

Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 02:39

Par WLouve - Publié dans : Les rêves de l'iguane - Écrire un commentaire... - Voir les 0 commentaires

 

 

Les enfants ne scandaient plus, laine laine, la vilaine. La rumeur avait déployé ses tentacules visqueux autour de nos ventres. Musettes défoncées, odeurs bigarrées des poudres d'herbes renversées, course échevelée. Dans les abris de fortune où nous reprenions notre souffle, toi tu tourmentais tes mains, toi, tu répandais de la cendre sur ta tête, toi, tu berçais tes genoux, toi, tu sanglotais sans fin, toi, tu grondais ta rage, toi, tu t'enfouissais dans les incantations futiles. Ce qui devait venir, déjà venu maintes fois, s'est abattu sur nous. Mais il n'en serait plus ainsi. C'était la promesse silencieuse quand les ministres nous ont trouvées. Ils nous ont emportées, ravagées, attachées tuméfiées au milieu de la place pour leur sinistre rituel. Ah ! ni le feu ni cent vies ne m'ont fait oublier le défilé des milliers de visages déformés par la hargne, nourrie aux peurs inoculées au fil des siècles d'un dieu fait homme pour frapper.

 

Aujourd'hui, nos mains se sont retrouvées, laine laine, la vilaine. Le cercle est incorruptible. Personne ne dit le pacte qui est sa force et sa faiblesse. Alors fi des dévoreurs d'énergie vitale, des pilleurs de l'âme qui s'introduisent chez vous, la convoitise déguisée en sourire, des suppôts obséquieux du pouvoir temporel qui assènent le sceptre brutal de leur volonté, et de ceux-là qui font mine de donner pour mieux prendre et qui vous assassinent à mots couverts avec l'air de vous rendre service.  

 

Les épaules souples, la louve totémique secoue sa pelisse rêche. Je vois par ses yeux attentifs.

 

 

 

 

Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 00:37

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Écharpe de ciel bleu rose sur glacis de ville et rivière grelottante sous le crépuscule précoce. Le prédateur et la proie rivés dans l'étrange gratitude jusqu'au bout du vertige et des forces. Là-bas, cette autre qui file derrière l'inconnu sur sa moto à vive allure. Sa robe de coton blanc à fleurs rouges se débat doucement sur sa peau hâlée. Le vent tresse du foin d'odeur dans ses cheveux. L'univers sous la peau, elle ouvre grand les bras, la gorge cambrée de joie.

 

 

 

Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 22:11

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